L’éclipse de Soleil le 12 août au Lac du Sède

Plus de 500 personnes sont venues au lac de Sède à Saint-Gaudens pour voir l’éclipse partielle de Soleil le 12 août, en compagnie des membres du CAC-31.

Tout a bien commencé à 19h35, et la plupart ont pu assister à l’événement, munis des lunettes d’éclipse offertes gratuitement par notre club. Beaucoup de monde a aussi pu regarder le Soleil en toute sécurité à travers trois télescopes aménés par Michel, Pierre et Tore, dont l’un retransmettait son image sur un grand écran. Mais lentement, les nuages sont venus gâcher une grande partie du spectacle.

Vite, l’écran a été branché sur la retransmission de l’éclipse par RTVE, la télévision espagnole, et une grande partie du public a pu suivre la phase de totalité de l’éclipse.

Cependant, juste avant le coucher du Soleil, vers 21h, notre étoile est réapparue sous les nuages, avec la Lune, cette fois-ci de l’autre côté du disque. Une très jolie image, avec des reflets magnifiques sur le lac.

Le Soleil et la Lune au début de l’éclipse, photographiés par Pierre avec un télescope solaire Lunt 80 H-alpha. L’image montre la chromosphère du Soleil, avec une protubérance visible à l’extérieur du disque, ainsi que des régions actives au-dessus des taches solaires et des filaments sombres visibles sur le disque.


La simulation, réalisée avec SkySafari, montre les positions du Soleil au début et au maximum de l’éclipse, vues depuis le Lac de Sède à Saint-Gaudens. Malheureusement, les nuages ont couvert une grand partie du trajectoire.

Le monde céleste pour les jeunes de Neste

Le vendredi 22 mai 2026, le CAC-31 s’est rendu à l’École primaire de Saint-Laurent-de-Neste afin de faire découvrir le ciel nocturne aux élèves de CM1, accompagnés de leurs parents et du directeur de l’école, Sylvain Boisseau.

Grâce à un magnifique ciel et guidés par Philippe, Pierre, Michèle et Tore, tous ont été émerveillés par les observations de la Lune et de Jupiter à travers le Dobson de 12 pouces et les grandes jumelles, ainsi que par les superbes images du ciel profond obtenues avec l’eVscope et projetées en temps réel sur un grand écran, seulement interrompues par le passage de Sophie Adenot et de ses collègues à bord de la Station spatiale internationale.


L’amas globulaire d’Hercule (Messier 13), photographié le 22 mai avec l’eVscope. M13 est l’un des plus beaux amas globulaires du ciel boréal. Situé dans la constellation d’Hercule, il se trouve à environ 25 000 années-lumière de la Terre et contient plusieurs centaines de milliers d’étoiles très anciennes, liées gravitationnellement en une sphère compacte. Notre galaxie, la Voie lactée, est entourée de plus de 200 amas globulaires. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Nous avons aussi observé la Nébuleuse de l’Anneau, Messier 57, près de l’étoile Véga, à environ 2 300 années-lumière de la Terre. M57 s’est formée par l’expulsion des couches externes d’une étoile en fin de vie (un destin similaire à celui qui attend le Soleil).

Nous avons terminé en photographiant deux galaxies très, très lointaines : la Galaxie du Tourbillon (Messier 51), près de la Grande Ourse, et la Galaxie du Sombrero (Messier 104), situées respectivement à environ 25 millions d’années-lumière (M51) et 30 millions d’années-lumière (M104) de la Terre.

Cliquez sur les liens pour voir ces trois images.

Sur les traces de Fra Mauro – une fenêtre sur l’histoire de la Lune

Le cratère Fra Mauro, 95 km de diamètre, photographié le 27 mars 2026 avec le télescope Meade 12 » à l’Observatoire Raymond Nomdedeu. Cliquer ICI pour agrandir la photo. À droite, extrait de l’Atlas de la Lune d’Antonín Rükl. Le site d’alunissage d’Apollo 14 est indiqué sur les images en haut et en bas.

La mission Apollo 14 du février 1971 occupe une place à part dans l’histoire de l’exploration lunaire. Moins spectaculaire que les premiers pas de Apollo 11, elle s’est révélée essentielle pour comprendre l’histoire profonde de la Lune — et, par extension, celle de la Terre.

Au cœur de cette mission se trouve la formation de Fra Mauro, une région accidentée située au sud du grand bassin du Mer des Pluies (Mare Imbrium). Les scientifiques pensaient que cette zone était constituée de matériaux éjectés lors de l’impact colossal ayant formé ce bassin. En s’y posant, les astronautes Alan Shepard et Edgar Mitchell ont pu étudier directement ces dépôts et en rapporter des échantillons sur Terre.

L’illustration à gauche montre la partie de la Lune – le cratère et la formation Fra Mauro – photographiè depuis l’observatorie, ainsi que le Mer des Pluies (Mare Imbrium). À droite, Fra Mauro photopgraphié par Apollo 16.

Les roches de la formation Fra Mauro ont livré une information capitale : elles datent d’environ 3,85 à 4 milliards d’années. Leur nature — des brèches issues de multiples impacts — a confirmé que la surface lunaire avait été profondément remaniée par des collisions géantes. Cette découverte a renforcé l’hypothèse du Grand Bombardement Tardif, une période durant laquelle les planètes internes du Système solaire ont subi une intense pluie de météorites.

L’importance de ces résultats dépasse largement la Lune. Contrairement à notre planète, dont les traces anciennes ont été effacées par la tectonique et l’érosion, la Lune a conservé la mémoire de cette époque chaotique. Les échantillons de Fra Mauro constituent ainsi une véritable archive des débuts du Système solaire, offrant un aperçu indirect de ce qu’a vécu la Terre à ses origines.

En explorant Fra Mauro, Apollo 14 a transformé notre vision de la Lune : d’un paysage figé et monotone, elle est devenue un témoin clé des grands événements qui ont façonné les planètes. Derrière ses plaines silencieuses se cache une histoire violente — et précieuse — que cette mission a contribué à révéler.

La Nuit d’Équinoxe le 21 mars 2026


Le Club d’Astronomie du Comminges (CAC-31) a organisé le samedi 21 mars 2026 un événement grand public à son observatoire, au Centre Équestre de Saint-Médard (31), dans le cadre des Nuits de l’Équinoxe. À l’aide d’instruments de différents types, une trentaine de personnes, de toutes ages ont découvert de nombreux objets célestes :

  • Jupiter, avec son atmosphère turbulente, la grande tache rouge inclus, et ses quatre satellites « galiléens »
  • les constellations, avec leurs nébuleuses, amas et étoiles colorées et doubles
  • des objets faibles, galaxies et nébuleuses, aussi montrés en temps réel sur un grand écran grâce à la technique du visuel assisté par un télescope Unistellar.